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Le Scandale "Injection Auntie" : Quand la Quête de Beauté Vire au Drame Sanitaire.


Dans un monde où l’image de soi est devenue une monnaie d’échange sociale, la chirurgie esthétique s’est démocratisée au point de franchir les portes de la légalité. Le scandale de la "Injection Auntie" représente l'un des cas les plus sombres de cette dérive. Sous ce pseudonyme rassurant se cachait un réseau d'interventions illégales pratiquées dans des conditions d'hygiène déplorables, transformant des promesses de beauté en véritables cauchemars médicaux. Cette affaire soulève une question cruciale, jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour un prix réduit, et quel est le véritable coût de ces économies sur notre santé ?

L’enquête a révélé un système bien rodé s’appuyant sur la vulnérabilité des victimes et la puissance des réseaux sociaux. Voici les points clés du dossier :

L'enquête policière a permis de découvrir que les interventions n'avaient pas lieu dans des cliniques, mais dans des chambres d'hôtel, des arrière-boutiques de salons de coiffure ou même des appartements privés. L'absence totale de stérilisation et de matériel médical d'urgence rendait chaque injection potentiellement mortelle.

L'un des aspects les plus alarmants de l'enquête concerne les substances utilisées. Au lieu d'acide hyaluronique ou de toxine botulique de grade médical, les analyses ont révélé du silicone industriel (non destiné à l'usage humain), de la paraffine ou des huiles minérales et des produits périmés ou contrefaits achetés illégalement sur internet.

La "Injection Auntie" ne se présentait pas comme une criminelle, mais comme une figure familière, une "tante" bienveillante offrant des prix défiant toute concurrence (souvent 3 à 4 fois moins cher qu’en clinique). Elle utilisait principalement Snapchat et Instagram pour diffuser des photos "avant/après" souvent retouchées, attirant une clientèle jeune et aux revenus modestes.

Les enquêteurs ont recensé des dizaines de victimes souffrant de complications graves.

Nécroses des tissus (mort de la peau).

Embolies vasculaires menant parfois à la cécité ou à des AVC.

Infections chroniques et défigurations permanentes nécessitant des chirurgies réparatrices lourdes.


Plusieurs personnalités ont suspendu leurs activités après avoir été liées àecette affaire.

Park Na-rae : La célèbre humoriste et présentatrice. Elle a été au centre du scandale après des allégations selon lesquelles elle recevait des perfusions intraveineuses à domicile. Elle a annoncé une pause dans sa carrière en décembre 2025.

Key (SHINee) : Le membre du groupe de K-pop a admis avoir reçu des soins de cette même personne sans savoir qu'elle n'avait pas de licence médicale valide. Il a également annoncé son retrait temporaire de ses émissions (comme Amazing Saturday).

Ip-jjok-keun Haet-nim (Kim Mi-kyung) : Une célèbre YouTubeuse de "mukbang" (repas en direct). Elle a présenté ses excuses et suspendu ses activités après avoir admis avoir reçu des traitements amaigrissants à domicile par cette femme.

Onew (SHINee) : Son nom a également été cité dans les médias comme ayant potentiellement reçu des traitements illégaux via le même réseau.

Kang Min-kyung (Davichi) & Hong Jin-young : Leurs noms ont circulé dans les rumeurs en ligne (car la "tante" les suivait sur Instagram), mais elles ont toutes deux fermement nié toute implication ou lien personnel avec cette personne.

En Corée du Sud, la loi médicale est très stricte. Tout acte médical (y compris une simple perfusion de vitamines) doit être pratiqué par un professionnel licencié dans un établissement agréé. L'utilisation de ces services à domicile est illégale et cache souvent l'usage de substances contrôlées (comme la phentermine ou le propofol) sous couvert de "soins de beauté".

L’affaire de la "Injection Auntie" n’est pas qu’un simple fait divers, c’est un signal d’alarme sur les dangers du marché noir de l’esthétique. Elle met en lumière la nécessité d'une régulation plus stricte des plateformes numériques et d'une éducation accrue des patients. La beauté ne devrait jamais exiger le sacrifice de la vie ou de l'intégrité physique. En démantelant ces réseaux, la justice rappelle une vérité essentielle. Un acte médical n'est jamais anodin et doit rester entre les mains de professionnels qualifiés.


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