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Séoul paralysée par le "Purple Effect" : Le revers de la médaille du comeback de BTS.


Le samedi 21 mars 2026 restera gravé comme le jour où BTS a repris son trône lors d'un concert gratuit monumental à Gwanghwamun Square. Marquant leur réunion après le service militaire, l'événement a attiré plus de 260 000 personnes dans le centre historique de la capitale. Pourtant, derrière les chants de l'ARMY et les lumières des drones, une autre voix s'est fait entendre, celle des citoyens et des travailleurs séoulites. Entre mesures de sécurité jugées draconiennes, transports paralysés et commerces locaux entravés, le mécontentement gronde face à une organisation qui a littéralement mis la ville à l'arrêt.


Suite à des menaces (incluant une fausse alerte à la bombe la veille au palais Gyeongbokgung) et par crainte de mouvements de foule, les autorités ont déployé plus de 15 000 agents de sécurité

La zone a été divisée en périmètres stricts, imposant des fouilles répétées même aux simples passants. Pour de nombreux Coréens, ces mesures, bien que nécessaires pour la sécurité, ont transformé le centre-ville en une "forteresse impénétrable".


La fermeture des stations de métro (Gwanghwamun, City Hall) et le détournement des bus dès le matin ont créé un chaos logistique. Si les hôtels ont affiché complet, de nombreux petits commerçants du quartier se disent lésés. Les barrières de sécurité et les consignes de "ne pas s'arrêter" ont empêché les clients potentiels d'accéder aux boutiques et restaurants.

Les réseaux sociaux (Naver Cafe, X) et les journaux locaux rapportent des commentaires amers de la part de ceux qui n'étaient pas là pour le concert 

Un employé de bureau (M. Woo, travaillant le samedi) :

« J'ai dû passer par des détecteurs de métaux deux fois juste pour aller déjeuner. Je comprends l'importance du groupe, mais pourquoi bloquer tout le centre-ville ? On nous demande de subir ces désagréments sans aucune compensation. »

Un utilisateur sur un forum Naver :

« Les autorités prévoyaient 260 000 personnes, mais il y en avait finalement beaucoup moins sur place [environ 42 000 selon la mairie]. Ils ont fermé des musées, des stations et même perturbé des mariages pour un chiffre qui ne s'est pas matérialisé. C'est une gestion administrative excessive. »

Un chauffeur de taxi (74 ans) cité par le Korea Times :

« D'un côté, je suis fier que la Corée soit devenue une puissance culturelle grâce à eux. Mais en tant que chauffeur, conduire aujourd'hui a été un enfer. Séoul était tout simplement impraticable. »


Le comeback de BTS avec leur album "ARIRANG" est un succès commercial incontestable, mais il soulève une question de fond sur la gestion des espaces publics à Séoul. Si le groupe reste une fierté nationale, le "coût social" de leurs événements géants commence à peser sur les résidents. 

Ce concert du 21 mars montre que l'équilibre entre le rayonnement culturel de la K-pop et la vie quotidienne des citoyens est de plus en plus fragile. Pour la suite de leur tournée mondiale, la question du choix des lieux et de la fluidité urbaine sera, plus que jamais, un enjeu majeur pour HYBE et la municipalité.



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