No Tail to Tell : Quand la Gumiho refuse de devenir humaine
Oubliez tout ce que vous savez sur les renards à neuf queues. Avec l'arrivée de No Tail to Tell sur SBS et Netflix le 16 janvier dernier, le mythe de la Gumiho prend un virage radicalement moderne et impertinent. Porté par l'incroyable Kim Hye-yoon et le charismatique Lomon, le drama s'est immédiatement hissé dans le Top 10 mondial. Ce n'est pas une simple romance fantastique, mais une réflexion acide et drôle sur la condition humaine vue par une créature qui n'a aucune envie de nous ressembler.
Le cœur du récit repose sur Eun-ho, une Gumiho de plusieurs siècles qui, contrairement à ses ancêtres, fuit la mortalité comme la peste. Elle mène une vie de luxe, vendant ses services pour exaucer les vœux des riches tout en veillant scrupuleusement à ne jamais accumuler assez de "vertus" pour devenir humaine. Elle aime sa jeunesse éternelle et son cynisme.
Sa vie bascule lors d'un accident imprévu avec Kang Si-yeol.
L'analyse des premiers épisodes montre une réalisation audacieuse par Kim Jung-kwon. Le drama brille par son écriture intelligente, il ne cherche pas à rendre Eun-ho immédiatement attachante. Elle est arrogante et manipulatrice, ce qui rend son évolution forcée vers l'humanité d'autant plus fascinante à suivre.
En conclusion, No Tail to Tell réussit le pari difficile de rafraîchir un genre saturé. Grâce à la performance magistrale de Kim Hye-yoon, qui prouve une fois de plus son immense registre d'actrice, et à une alchimie évidente avec Lomon, le drama s'impose comme une œuvre à la fois légère et profonde.
Si les deux premiers épisodes ont posé les bases d'un univers riche en rebondissements, la suite promet de nous confronter à une question universelle. Vaut-il mieux vivre une éternité sans attache ou une vie humaine courte mais pleine de sens ?



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